• ... la pause Nantaise •
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La pause… au passage Pommeraye

Il ya quelques jours, pour La Photo du Mois sur le thème des escaliers je vous présentais une petite photo d’un lieu mystérieux : Le Passage Pommeraye.

Le Passage Pommeraye, vous l’aurez compris, c’est un lieu  incontournable Nantais. Construit de 1841 à 1843, il est classé monument historique depuis le 26 décembre 1976.
Et il le mérite amplement : un passage couvert reliant la Rue de la Fosse à la Rue Crébillon, une étrange galerie commerciale sur 4 niveaux, des statues qui guident notre chemin, du parquet au sol et une verrière au dessus de notre tête.
On y retrouve des enseignes très différentes allant de Pylones, Nature&Découverte à Hermès ou Le Tanneur.

Le passage Pommeraye est un espace privé, fermé au public pendant la nuit par des grilles. Les travaux d’entretien sont financés par une copropriété d’une soixantaine de membres, soutenue par l’État et la Région.

Le passage Pommeraye a toutes ces innovations et y ajoute une touche d’originalité. En effet, les architectes nantais Buron et Durand-Gasselin ne se contentent pas de rivaliser avec les passages parisiens en reprenant le même vocabulaire architectural. Pour s’adapter à la forte déclivité du terrain, ceux-ci conçoivent un escalier monumental qui absorbe cette dénivellation et dessert des galeries en mezzanine dans un vaste puits éclairé par une large verrière. L’intérêt est double. Esthétique d’abord par la mise en scène du volume central, commercial ensuite par la démultiplication des commerces rendue possible grâce à la superposition des niveaux. En outre, les constructeurs échappent ainsi à une galerie coupe-jarret d’un seul tenant qui aurait découragé la flânerie.

En apprendre plus : http://www.passagepommeraye.fr

Le 4 juillet 1843, jour de l’inauguration, les Nantais peuvent flâner à l’abri, découvrir le lèche-vitrines (car les vitrines étaient jusqu’alors quasi inexistantes), trouver en un même lieu des dizaines de boutiques… L’édifice est présenté dans la presse locale comme « un des plus beaux monuments de notre cité, celui que peut-être on indiquera le premier aux étrangers, qui l’admireront plus que ceux-là qui en jouiront avec l’égoïsme ordinaire de la localité ». Son monumental escalier ouvragé, à l’origine entièrement suspendu (un palier sera créé ultérieurement au niveau intermédiaire) est une merveille de ferronnerie d’art. L’attention portée à tous les détails de la décoration est manifeste. @Wikipedia

Le Passage Pommeraye inspire aussi les cinéastes et écrivains. Certains y font donc références dans leurs oeuvres :
* André Pieyre de Mandiargues, « Le Musée noir », Gallimard, coll. « L’Imaginaire » 
* Jacques Tardi, « La Véritable Histoire du Soldat inconnu ». (Au moment de mourir, le héros sombre dans le délire et s’imagine attaqué par un crocodilien surgi en haut de l’escalier du passage Pommeraye).

* Jacques Demy : « Lola » (1961) et « Les Parapluies de Cherbourg » (1964, le passage apparaît tandis que le personnage de Roland Cassard évoque ses souvenirs nantais avec Lola) 
* Jean-Loup Hubert : « La Reine blanche » (1991, une scène y a été tournée) — Décidément je suis toujours Jean-Loup (ici et)

Alors, charmé ? Prêt pour une balade ?

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